Les Thérapies écoféministes et écopsychologiques.
Les thérapies écoféministes
Cette thérapie est issue de mes nombreuses recherches et années sur le terrain clinique de la souffrance humaine, le militantisme et les écoféministes. Elle fait l’objet d’un projet de thèse. Croisons les doigts pour obtenir des financements!!
Attention, cette forme de thérapie ne cherche pas à consommer ou marketiser l’écoféminisme ou l’écopsychologie.
Au contraire, cette thérapie souhaite proposer un espace entre “chrysalide” (Delrieu, 2024) ou “cellule révolutionnaire” (Hillman et Ventura, 1999) pour identifier, ressentir, poser des mots, et déconstruire les oppressions systémiques exercée à l’encontre des femmes et de la nature. Le paradigme du patriarcat repose sur une pensée dualiste et genrée, et de l’autre sur des hiérarchies dominantes pour justifier la subordination et l’exploitation du Vivant dans sa diversité. Comme l’expose Carol Gilligan (2024), le patriarcat induit une violence telle qu’il marque nos êtres et notre relation avec les humains et autres qu’humains de traumatismes lourds. Ceux-ci ont besoin de trouver la voie de l’apaisement tout en frayant le chemin d’émergence de réparation et de conscience de son expression dans le monde.
L’espace thérapeutique se doit d’être un espace de guérison pour soi, pour le collectif et pour le vivant. La vision interdépendante de l’écopsychologie entre l’âme du monde et soi permet de mettre en évidence les liens causaux et paradigmatiques entre les violences, les maux et les souffrances que nous vivons, et ceux de la Terre et du reste du Vivant.
Nous travaillons avec la roue médecine de l’écopsychologie, avec des écopratiques, des pratiques du psycho-traumas, et les bases de l’écothérapie, des thérapies féministes et des oppressions systémiques, de la psychologie des profondeurs junguienne, ainsi que des TCC (2 éme et 3 éme vague), le Travail Qui Relie (Macy), des outils d’intelligence collective, et des écorituels, pour apprendre à transformer notre rapport à soi et au monde. C’est clairement un travail en profondeur sur notre lien à soi, notre lien à l’humain.e, notre lien aux vivants et à la Terre, et notre lien à plus grand que Soi, qui est au coeur de ce travail thérapeutique.
Ce travail peut se décliner par un travail individuel notamment dans les étapes où l’on plonge dans la réparation des traumatismes, mais surtout par un travail en collectif et en nature pour soutenir une dynamique transformative. Cette thérapie s’adresse autant aux femmes qu’aux hommes subissant les oppressions systémiques.
Les thérapies écopsychologiques.
L’écopsychologie n’est pas une thérapie. Toutefois, à l’instar de Roszak qui souhaite écologiser la psychologie et de Fisher, ma pratique de la thérapie individuelle et collective a radicalement évolué pour intégrer les principes de réalités que nous vivons collectivement : crise climatique, discours et actes politiques clivants, violents, et extrémisant, guerres, crise sociale.
Dans ce contexte, en tant que thérapeute, je ne peux plus dealer avec ma conscience et les théories, modèles et pratiques cliniques souvent hors terre et hors corps que j’ai appris dans le cadre académique.
Les thérapies écopsychologiques ne sont pas de l’écothérapie. Certes, nous pratiquons beaucoup en Nature et avec la Nature. Toutefois, nous prenons le temps durant 5 étapes de réfléchir, d’identifier, de ressentir, de méditer et de prendre soin, des souffrances, des traumas et des violences engendrées par les 5 paradigmes destructeurs du vivant en soi et autour de soi afin de les transformer en 5 paradigmes médecines pour soi et les autres vivants.
Ce travail peut se décliner par un travail individuel notamment dans les étapes où l’on plonge dans la réparation des traumatismes, mais également par un travail en collectif et en nature pour soutenir une dynamique transformative. Cette thérapie s’adresse autant aux femmes qu’aux hommes.